PORTRAIT DE CIGALIER.ES : Stéphane HURET

Afin de mettre à l’honneur les cigalier.ères par leur engagement bénévole exemplaire, nous vous proposons de découvrir le portrait d’un membre du réseau.

Découvrez ce mois, l’interview de Stéphane Huret, Cogérant du club Cigalopale et dans le mouvement CIGALES depuis plus de 20 ans.

« Cigalier depuis maintenant 6 ans, j’ai moi-même été porteur de projet lors de la création du premier magasin Biocoop à Boulogne-sur-Mer en 2004. 

Mon apport personnel au capital de l’entreprise étant insuffisant, malgré l’aide d’amis actionnaires qui avaient formé une association pour abonder en entrant également au capital. Il nous fallait un apport ou soutien complémentaire afin de cautionner une demande de prêt pour les investissements nécessaires à la création. Le Club CIGALES alors présent sur le Boulonnais nous a proposé cet accompagnement.

Je souhaitais effectivement fonctionner sous un statut coopératif type SCOP qui permet aux salariés associés de participer aux décisions de l’entreprise, mais également de bénéficier d’un partage d’une partie des bénéfices dans le cadre de la « participation ». Le réseau SCOP nous a également permis par un agrément ESUS d’accéder à différentes aides, dont le soutien grâce à un prêt, de la banque solidaire NEF.

Ainsi j’ai eu plaisir à recontacter le réseau CIGALES pour cette fois devenir moi-même Cigalier en 2020.

Il me semble essentiel de pouvoir aider toutes celles et ceux qui portent un projet s’inscrivant dans une démarche de développement durable ou lorsqu’ils (elles) ne possèdent pas les fonds nécessaires, et ce plus que jamais aujourd’hui.  

Ensemble, nous utilisons notre épargne en privilégiant les projets qui s’inscrivent dans la transition énergétique ou un avenir durable tels une entreprise de réhabilitation du logement utilisant des écoproduits, une société d’élagage soucieuse de l ‘environnement ou un boulanger bio…

Nous privilégions bien-sûr l’accompagnement car l’entrepreneur requiert une attention particulière de notre part les premières années d’activité, les journées sont longues et le stress lié à l’activité est récurrent. La pression bancaire est souvent bien présente si les objectifs tardent et que la trésorerie en souffre. Nous essayons alors de le rencontrer afin d’étudier sa situation, et le rassurer en le guidant au mieux.

Vivre cette expérience au sein d’un groupe de personnes d’horizons parfois bien différents se révèle enrichissant et nous remarquons même qu’une synergie se mets en place car fréquemment les membres sont actifs dans différentes associations et cela crée des passerelles ». 

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